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Rapport du chercheur spirituel avec les biens matériels.
aryadeva
15/05/2016 16:39:00
15/05/2016 16:39:00

à la spiritualité, l´acquisition , la possession des biens matériels a toujours été
au cœur de discussions enflammées ,voire de polémiques.
Et le chercheur de Vérité a souvent été mal à l´aise , et parfois dans des attitudes
paradoxales.
C´est que cette sorte de « conflit intérieur » lié au rapport du chercheur
de Vérité avec les biens matériels n´est ni inédit, ni rare... Je dirais même qu´il est récurrent.
Et chaque chercheur spirituel en est confronté à un moment ou à un autre...
Vous avez d´un côté les tenants d´une certaine école anglo-saxon et surtout américaine
très « matérialiste » qui associent, la pratique spirituelle, la bénédiction divine
à l´abondance matérielle. La pauvreté à la malédiction divine. Car selon eux « Dieu »
est l´expression de l´abondance( pour schématiser).
De l´autre, vous avez les tenants de la sobriété, de la nécessité de savoir se contenter du peu.
Même si ils ne font pas vœux de pauvreté, ils pensent que les biens de la terre, même
si ils semblent en abondance, ne doivent pas être accaparés par quelques uns privant
ainsi les autres...Et sans sobriété , on menacerait l´équilibre de notre fragile Mère
la terre. Par ailleurs , si la quête spirituelle est la voie vers la libération, accorder trop de place
aux biens matériels, accaparerait trop de la précieuse énergie nécessaire sur le chemin
spirituel.
Dans les deux cas, je simplifie beaucoup pour aller vite. Mais je pense que vous me
comprendrez.
La première thèse, celle que j´appellerais l´américaine semble
séduisante. Néanmoins, comment expliquer que dans leur immense majorité
les grands sages, les géants de la spiritualité ont plutôt opté pour la sobriété
voire la pauvreté?
Comment expliquer que Jésus se soit incarné extrêmement pauvre ?
Comment interpréter le fait que pour se réaliser, atteindre l´état de bouddhéité , le
Bouddha a dû se dépouiller de tous tous ses titres princiers et de toutes ses richesses
matérielles et s´astreindre à de sévères austérités avant , il est vrai de revenir
à des pratiques plus « soft »mais en restant sobre tout le restant de sa vie ?
Je pense que le débat reste toujours ouvert. Chaque chercheur doit trouver
son point d´équilibre et ne pas faire de cela un problème.
Justement la résolution de tous les conflits intérieurs y compris celui là ne fait-il pas
partie de la quête spirituelle ?
Le bon sens aidant, la sagesse, venant , tout cela se règle tout naturellement.
Le problème avec le besoin de posséder est qu´on ne sait pas s´arrêter. On s´attache dès
lors à ses possessions qui consomment énormément de la précieuse énergie.
Par ailleurs, vous avez des pauvres(matériellement) qui sont très riches(en esprit) en cela que
le désir de devenir riche consomme l´essentiel de leur énergie tant et si bien qu´elle
n´est plus disponible pour le quête spirituelle qui en demande beaucoup...
Comme vous le voyez, c´est complexe et c´est loin d´être binaire...
Vous avez des gens qui sont devenus riches sans utiliser trop d´énergie pour cela.
Tout ce qu´ils touchent devient de l´or en quelque sorte. Je pense que ces personnes peuvent
se réaliser spirituellement si ils savent faire « circuler » cette richesse comme une sorte
de mission que l´Univers leur aurait confié. Certains riches sur qui la richesse est littéralement
« tombé », peuvent en être totalement détachés et ne pas en faire une source de problème,
de conflit , ni intérieur, ni avec les autres.
En effet je reste convaincu que nous venons tous avec des missions particulières. C´est
pour cela qu´il est vain de se comparer aux autres, encore pire d´envier les autres.
Il faut prendre conscience de sa mission, de l´accomplir au mieux de ses possibilités
et talents et d´avancer sans peur dans la vie,avec la conviction profonde que l´Univers
pourvoira toujours à nos besoins essentiels.
Bien sûr, notre intelligence, notre bon sens nous permet de créer les conditions favorables
à cela, de saisir les opportunités conformes à nos aspirations
Quand on est intérieurement équilibré, qu´on envie pas les autres , ce sentiment de
satisfaction, de contentement se met en place tout naturellement et nous habite.
Nous pouvons rencontrer des problèmes matériels. Mais on y fait face avec calme,
sérénité et la conviction que cet état, comme tout dans ce bas monde est transitoire,
qu´il comporte un message, et qu´enfin, il peut être un moteur qui nous porte vers
l´avant.
Dans ces conditions, on ne gaspille pas la précieuse énergie.
Le sujet est loin d´être épuisé.
Juste une invitation à la réflexion sur un sujet délicat.

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