Article

Vous n'êtes pas connecté(e), et par conséquent vous ne pouvez pas participer...

’L’amour est-ce possible ?” L’amour est ce compliqué ? Autant que vivre à deux ?

Intensity
31/10/2022 08:20:00
"L’amour est-ce possible ?” L’amour est ce compliqué ? Autant que vivre à deux ?

Vivre à deux (ou en famille) et en amour ?
Lors des processus de construction de couple, il y a déjà une attirance olfactivo-hormonale.
Nos cerveaux sont programmés pour être attiré par des personnes les plus immuno-complémentaires pour faire des enfants résistant. Ainsi une odeur plait ou déplait ; elle peut plaire un certain temps. L’attirance peut durer trois ans selon des études, le temps que les enfants soient relativement autonomes dans la marche. Ainsi si l’odeur de votre partenaire change, cela peut venir de son alimentation ou d’une saturation de sa présence : d’où l’expression populaire ‘je ne peux plus le sentir’.
Ainsi les femmes en période d’ovulation sont attiré par des hommes aux visages carré, plus yang et viril. Pour qu’ils donnent leur puissance et leurs gènes lors de l’accouplement.
Alors que hors de ces périodes des hommes plus doux, rassurants, potentiellement moins volages ou conquérants seront attirants. Nos euphories hormonales nous jouent des tours que nous qualifions souvent d’amour... Cependant l’Amour peut être là, malgré nos subterfuges hormonaux.
De plus nous pouvons être dépendant, attachés aux plaisirs que l’autre nous donne. Cependant l’Amour peut aussi être là, en parallèle. Vivre à deux peut être plus confortable quand on ne sait pas faire sa cuisine ou ses lessives (ce n’est pas si compliqué que cela et même un plaisir !), pour des motifs économiques, ou même la crainte d’une solitude dépressive (certain-e-s ont la solitude joyeuse).
Des couples victimes de leurs hormones peuvent juste faire des enfants ensemble et vivre avec d’autres personnes, dans un couple différent.
Le couple (avec ou sans Amour) avec attirances ou échange de dépendances peut aussi se construire ou se reconstruire sur un projet commun : un commerce, une activité sportive, élever les enfants. Dans ces cas le couple pourra se dissoudre une fois la fin du projet commun, par exemple, les enfants partent du foyer, le commerce ferme, c’est la retraite pour l’un ou les deux. Ce qui valide la nécessité si on veut faire durer son couple, voir son amour, de le renouveler, de le créer et recréer, et bien sur de communiquer.
De même il y a de nombreuses victimes du mythe du désir sexuel spontané ; surtout qu’il peut l’être les premiers temps, mois voire années. Ce désir sexuel dans le couple (quels que soient les engagements autour de la fidélité) s’entretient, se renouvelle, se créer ; renouvellement lié aux tendresses, vulnérabilités et jeux relationnels.
Qu’en est-il de l’Amour ? Parlons-nous de l’Amour impersonnel ? Celui qui au-delà de toute création a insufflé le mouvement extérieur à lui-même pour se créer différemment dans la matière et avoir la joie de se retrouver ? Nul besoin de couple, extase ou instase se suffisent à nous transcender dans la joie immanente de l’existence –béatitude, extase à l’extérieur, hors du corps ; instase, dans le corps.
De la conscience d’exister (impersonnellement) donc de l’existence consciente, se manifeste la Joie, l’Amour qui font que chaque moment peut devenir gratitude, remerciement, joie, admiration des beautés du monde.
Cette qualité de présence (et pas uniquement à soi) demande un niveau vibratoire élevé et intense pour effectivement garder le mien entre cette qualité d’Amour et tous les moments de notre quotidien, la matière.
Ce sentiment d’Amour très intime peut il rejoindre l’admiration pour cette autre incarnation (l’être aimé) ? Souvent l’intensité de l’Amour est absorbée par la conscience de nos gestes, paroles, des choses que nous faisons. Rares sont ceux qui peuvent être conscient sur plusieurs plans à la fois. Mais c’est possible !
Dans la conditionnalité de nos incarnations, le bel amour ne peut être saisi... autrement il re-devient attachement, attente, déception, reproche, frustration.

L’autre à jamais insaisissable, est et doit rester mystérieux et fascinant. Quand le regard se pose sur le – la bien-aimé – e ; c’est la manifestation Divine que je perçois. Et je la vois, je l’accepte telle qu’elle est dans ce jeu divin qui essaye de multiples espaces de perfection. L’autre est Divin parce qu’il – elle existe.
Sa personnalité que j’ai choisie pour l’expérience de la rencontre (de la vie commune parfois) est juste et là pour mes évolutions : laisser être, sentir ce que je sens, m’affirmer, m’améliorer, accepter, découvrir, dissoudre mes blessures d’ego dans l’Amour et me respecter.

Pour que l’Amour subsiste l’admiration doit être là : la voix, l’intonation, la démarche, les hésitations, les expériences (qui ne sont pas des imperfections, ni des erreurs) tout doit me ravir (me ravir à mon égo, me ravir aux demandes, blessures, exigences des blessures de mon ego, ôter tour cela). Ego qui, sans se dissoudre peut devenir un instrument à plus Grand que lui... (voir le livre : et si vous choisissiez votre ré incarnation)
Et mon karma ? A la fois tout est Karma et en même temps c’est dans cette vie que je me libère ! Prendre son Karma à bras le cœur et en faire une ressource. Accepter n’est pas valider, ni subir ! C’est prendre conscience de l’état de fait. De la pleine acceptation consciente surgit l’intensité agissante de l’âme. Refusez d’être un -e- karma victime, victime d’insuffisance coupable ou du mythe de la souffrance nécessaire, obligatoire, purificatrice. Et pourquoi pas la belle ou le beau au bois endormi-e-s à jamais exaltant un amour impossible souffreteux et banalisé (voir Paul Diel – Psychologie de la motivation).
Nos cerveaux archaïques génèrent plus d’intensité ponctuelle dans la souffrance que dans le doux bonheur de la plénitude bienveillante et durable.

Ces mythes parfois modernisé sont entretenus par les nostalgies inconscientes : du ventre maternel, des plans lumineux emplis d’Amour d’avant l’incarnation que nous regrettons, parfois la perte d’un jumeau intra utérin (très à la mode), du fantasme de ma moitié, du sauveur dans le couple grâce au quel je serais heureux (se) de l’âme sœur ou jumelle ou violette... Sortez des schémas induits de dépendance relationnelle en souffrance.
Le monde n’a jamais été juste, oubliez ce mythe qui créé de la souffrance : pourquoi moi ? Il n’y a pas de pourquoi, c’est là, un point c’est tout. Comparer créer la séparation et les dévalorisations... Ensuite, changeons le monde ! Ainsi le philosophe Alain signifiait dans ‘Propos sur le bonheur’ : la notion de bonheur induit les notions de temps (durabilité) et la satisfaction personnelle (un gagnant sur deux au loto se déclare heureux un an après).
L’amour, la relation, le couple, la vie commune ne sont simples que si nous changeons de paradigme, de plan, de fonctionnement, que si le couple est accueilli (comme le partenaire) comme l’Expérience qui illuminera ma personnalité en dissolvant mes blessures, mes attachements, mes marchandages, mes exigences dans ce qui est là au-delà de moi. Expérience qui renforcera, intensifiera la conscience de l’Amour immanent, impersonnel et éternel. Sans condition dit-on, et c’est déjà une condition, donc le plan ultime n’y est pas...

Ainsi chacun, chacune peut choisir cette Expérience d’Amour incarné, celle qui nous grandi dans notre axe choisi, nos beautés, notre nature Divine.
Reste à accueillir le partenaire, n’est ce pas ?

Christophe Dacier

Commentaires

Pas encore de commentaires...
  • Default
  • Green
  • Blue
  • Pink
  • Yellow
  • Orange
  • Purple
  • Red
  • Lightblue
  • Teal
  • Lime
  • Deeporange